Les premières constructions privées
Introduction
L'Hôtel Saint-Pol
Le lotissement
Premières constructions
Paul Ardier
La noblesse de robe
Le XVIIIe & la Révolution
Jean-Louis Raoul
Siméon Chaumier
La disparition
Le portail
La résidence du Petit-Musc
De nos jours
Remerciements & références
Illustrations, documents & annexes

La forme allongée des lots le long de la rue du Petit-Musc semble avoir été rapidement oubliée par l’acheteur qui les redécoupa perpendiculairement, formant ainsi la trame que nous retrouvons dans le cadastre d’aujourd’hui, transformation d’autant plus aisée qu’il était le seul propriétaire.

Notre connaissance des logis construits sur les parcelles achetées par Claude Girard provient de la description dans l’acte de vente de 1605 de « cette grande maison size à Paris ayant entrée et yssue par les rues Girard Bocquet et du Patit Musse ou est pour enseigne, contre le mur au dessus de la porte estant ladite rue Girard Bocquet, deux fleurs de lys »

Plan de St Victor

Le pâté de maison est déjà bien dessiné sur le plan de Belleforest, daté de 1575, mais la rue Beautreillis ne prolonge pas encore la rue Girard Bocquet.

La voici fidèlement transcrite :

La dite maison consistant en trois corps de logis, l’un devant à l’endroit de ladite rue Girard Bocquet ou y a une remise et un garde manger la porte entre deux, avec un grenier au dessus couvert en appentis. Une cour à l’opposé de laquelle est un grand corps de logis faisant le milieu de ladite maison, derrière lequel est un jardin où y a un puit A coté duquel grand corps de logis et dudit jardin est un autre grand jardin et au bout d’iceluy vers la dite rue du Petit Musse est l’autre corps de logis en petit édifice qui se consiste en escurye, chambre basse à coté et grenier au dessus, avec la porte cochère le tout clos de mûrs et couvert de tuiles […]

Le même acte de vente nous apprends que le vendeur, Messire Jacques Doulent bourgeois de Paris, habitait le logis en petit édifice du coté rue du Petit-Musc. Ce dernier avait hérité de cet ensemble au décès de sa mère, Jacqueline Girard, descendante de l’acquéreur des lots. Pour voisin il avait Monsieur LeGrand Trésorier de France en Bourgogne pour la parcelle le long de la future rue Charles V, et Guillaume Philippe, encore un marchand de bois de l’autre coté. En face, de l’autre coté de la rue Girard Beauquet (Beautreillis), un jeu de paume appartenant à un certain Dupuys.

 

Enveloppe pour appel mel
le 23 mai 2009
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Derrière le portail de l'hôtel Raoul…